"Je ressentis que c'est le client lui-même qui sait ce dont il souffre, dans quelle direction il faut chercher, ce que sont les problèmes cruciaux et les expériences qui ont été profondément refoulées. Je commençai à comprendre que si je voulais faire plus que démontrer mon habileté et mon savoir, j'aurais à m'en remettre au client pour la direction et le mouvement du processus thérapeutique."
"Elle (l'ACP) vise directement à une grande indépendance et à une grande maturation de l'individu mais n'espère pas que de tels résultats seront améliorés si le conseiller aide à résoudre le problème. C'est l'individu et non le problème qui est au centre. L'objectif n'est pas de résoudre un problème particulier mais d'aider l'individu à se développer afin qu'il puisse faire face au problème actuel et à des problèmes ultérieurs d'une façon mieux appropriée. S'il peut parvenir à un développement suffisant pour traiter un problème de façon plus indépendante, plus responsable, moins confuse, plus organisée, il traitera également de la même façon les nouveaux problèmes qui se présenteront à lui."
"L'individu a en lui des capacités considérables de se comprendre, de changer l'idée qu'il a de lui-même, ses attitudes et sa manière de se conduire ; il peut puiser dans ces ressources pourvu que lui soit assuré un climat d'attitudes psychologiques "facilitatrices" que l'on peut déterminer."
De l'empathie :
"Cela veut dire que le thérapeute entre dans le monde de sentiments et significations personnels que le client est en train d'expérimenter et qu'il communique cette compréhension acceptante au client. Quand le fonctionnement est à son meilleur niveau, le thérapeute se trouve tellement immergé dans le monde privé de l'autre, qu'il ou qu'elle peut non seulement clarifier les significations dont le client est conscient mais même ceux se trouvant juste au-dessous du niveau de conscience."
Du regard positif inconditionnel :
"Cela veut dire que lorsque le thérapeute fait l'expérience d'une attitude positive, exempte de jugement, acceptante envers ce que le client est sur le moment, quoi que ce soit, alors un mouvement thérapeutique, ou changement, est plus probable. Cela demande la volonté du thérapeute de laisser le client être le sentiment qu'il est en train de vivre, quel qu'il soit : confusion, ressentiment, peur, colère, courage, amour ou orgueil. C'est une attention non possessive. Lorsque le thérapeute accepte le client d'une manière totale plutôt que conditionnelle, un mouvement en avant est probable."
De la congruence (ou authenticité) :
"C'est la première des trois conditions pour favoriser un changement thérapeutique... Cela ne veut pas dire que le thérapeute charge le client de tous ses problèmes ou sentiments. Cela ne veut pas dire que le thérapeute laisse échapper d'une manière impulsive tout ce qui lui vient à l'esprit. Cela signifie cependant que le (ou la) thérapeute ne refuse pas de considérer les sentiments qui coulent en lui sur le moment, et qu'il est disposé à exprimer et à être ouvert à n'importe quels sentiments persistants qui existent dans la relation. Cela veut dire éviter la tentation de se cacher derrière un masque de professionnalisme."
Carl R. Rogers
PSYREFLEX
Psychothérapie et Réflexologie